Grec. Point 20 : l'aoriste (3) : la voix passive

Bien noter d’abord que la formation de l’aoriste passif est indépendante de l’aoriste actif et moyen : plus d’aoriste en -σα ou en -κα, plus d’aoriste thématique ou radical !

Grec. Point 22 : les adjectifs (2) - τίς (qui) et τις (quelque)

De nombreux adjectifs suivent la 3e déclinaison, souvent parce qu’ils sont formés à partir d’un nom de cette déclinaison. Par exemple, l’adjectif μυώψ « myope » se décline comme ἡ ὤψ « la vue » (génitif ὦπα), dont il dérive.

Grec, lecture. Variations sur le serpent, la 3e déclinaison et l'aoriste

Le serpent (ὁ ὄφις, génitif ὄφεως), animal réel, fantastique, fantasmé...
Pour la déclinaison d' ὄφις : modèle ἡ πόλις, manuel Jouanna p. 89.

1. Le serpent dans le paradis.
Ὁ δὲ ὄφις ἦν προνιμώτατος πάντων τῶν θηρίων τῶν ἐπὶ τῆς γῆς, ὧν ἐποίησεν κύριος ὁ θεός. (Genèse, III, 1)

Grec, point 23. Le participe

En grec, « participe » se dit μετοχή, « participation » : au mode participe, le verbe « participe » de la nature d’un adjectif ou d’un nom. Il s’accorde en effet en genre (masculin, féminin et neutre), en nombre (singulier, pluriel et duel) et en cas.

1er principe : le participe se forme à partir de l’indicatif. Il faut partir de l’indicatif, et ajouter le suffixe qui convient.

Grec. Le participe : lecture. Impérialisme et tyrannie

Isocrate compare les dangers de l’impérialisme à ceux de la tyrannie.
Quand Isocrate écrit ce discours, probablement en 356 (avant J.-C.), une nouvelle guerre oppose Athènes à ses alliés, comme en 431. C'est l'impérialisme athénien qui est en cause : les cités grecques doivent rester autonomes. Noter l'actualité de ce problème, qui est à l'arrière-plan de bien des réflexions sur l'impérialisme aujourd'hui.

Grec. Lecture : du bon usage du souvenir (Plutarque)

Plutarque, dont la fille aînée vient de mourir, adresse à sa femme cette consolation.
Sur la traduction de La Boétie, la lettre de Montaigne à sa femme et la parodie de Céline dans Voyage au bout de la nuit : Jean Vignes, « Sur trois reprises de la consolation de Plutarque à sa femme » (Exercices de rhétorique).
http://journals.openedition.org/rhetorique/545
Lire Michaël Foessel,
Le Temps de la consolation (2017).

Grec, point 24. Le subjonctif

« Les Anciens avaient défini heureusement le subjonctif et l’optatif en les appelant διαθέσεις ψυχῆς, « modalités de l’âme ». En opposition avec l’indicatif, qui constate objectivement, le subjonctif et l’optatif expriment des dispositions subjectives.
En grec, comme déjà en indo-européen, le subjonctif possède deux valeurs distinctes : l’idée de volonté et celle d’éventualité. » (Jean Humbert, Syntaxe grecque)

Les emplois du subjonctif découlent naturellement de ces notions :

En proposition indépendante ou principale

Grec, point 25. L'optatif

L’optatif est un mode du verbe ; il sert à exprimer le souhait (en latin optare souhaiter), donc la possibilité ; il se distingue à la fois de l'indicatif, qui sert à exprimer un fait réel, et du subjonctif, que l’on réserve aux faits éventuels et prévisibles.

À cause de la notion de souhait, l’optatif sert aussi, dans certains de ses emplois, à situer un verbe dans une perspective subjective.

L'optatif s'emploie :

Grec. L'optatif : lecture. Une tragique leçon d'obéissance

Texte, notes et traduction
Créon rappelle à son fils Hémon l’obéissance qu’il lui doit et lui demande de quitter Antigone (Sophocle, Antigone, v. 639-680).

Pages

Desk02 theme