"Les prodigalités du rêve" (Le Rêve d'Émile Zola)

Le choix du titre recèle la signification du projet de Zola, explicité par celui-ci dans son manuscrit : le surnaturel est le produit de la rêverie, « effet réflexe », c’est-à-dire miroir, « de l’imagination ». Alors qu’il observe et recrée habituellement l’effet du milieu sur les individus, le romancier choisit dans ce roman la perspective inverse : la production du milieu par la rêverie. « Cela rentrerait dans la théorie qu’il n’y a qu’illusion de nos sens, que nous créons le monde, que tout part de nous pour revenir à nous. Le rêve enfin.

Une littérature de rêve(s)

Ce thème a pour intérêt de ne pas faire de la mimesis (représentation de la réalité, voir Erich Auerbach, Mimesis, et le GF/Corpus d’Alexandre Gefen consacré à ce thème) l’alpha et l’omega de la littérature et de l’art.

Versification : notions de base

Les pages renvoient à cet usuel : Michèle Aquien, Versification appliquée aux textes, Nathan, coll. 128.

1. Analyse phonétique

Les outils de l'analyse phonétique sont valables aussi bien pour les vers que pour la prose.

La poésie au temps des réformes

Il convient, pour commencer, de distinguer trois notions : Renaissance, Humanisme et Réforme.

Exercice de composition littéraire, entraînement (citation de Marc Fumaroli)

« Mots, formes, figures, genres, lieux communs, styles évoluent dans le temps, mais avec une rare disposition à lui résister et même à ruser avec lui dans un "éternel retour" […]. Les œuvres littéraires ne se contentent pas de résister curieusement au temps qui démode tout : la genèse, le mode d’être et le mode d’action de ces formes symboliques sont d’une tout autre nature que les faits, les choses, les personnes dont l’historien est accoutumé à retracer la caducité et les éphémères conflits. » (Marc FUMAROLI, Trois institutions littéraires, Gallimard, 1994, Folio, p. XII)

Grec. Point 1 : la langue et l'écriture

L’alphabet est une technique d’écriture historiquement datée. Dans l’histoire grecque, il apparaît au VIIIe siècle avant J.-C., mais les Grecs n’en sont pas les inventeurs : ils ont emprunté cette technique aux Phéniciens, et l’ont adaptée à leur langue. Jean Irigoin a même imaginé HOMÈRE en personne découvrant ce procédé dans l’échoppe d’un marchand phénicien qu’il voyait écrire, et l’adoptant pour aider sa mémoire («Homère, l’écriture et le livre», revue Europe, mai 2001).

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