Méthode : la rédaction à Centrale

Avant tout, lire les sujets et les rapports du jury :
https://www.concours-centrale-supelec.fr/CentraleSupelec

L’épreuve dure 4 heures.

Erreurs à éviter :
Ce sont à peu près les mêmes que pour l’exercice des concours X et Mines-Pont.
http://anagnosis.org/gnosis/?q=node/40

L’exercice se compose de deux parties, qui sont liées entre elles : un résumé de texte, et une dissertation sur une citation extraite de ce texte. Il est conseillé de consacrer environ une heure au résumé.

Résumé

Il faut impérativement respecter le nombre de mots attendus, à 10% près. Erreur et fraude coûtent très cher.
Pour savoir comment compter les mots, consulter cette page utile :
http://www.h-k.fr/publications/data/20r.ps/20r.ps.comment-compter-les-mots.pdf

Retenir les exigences suivantes :

1. La compréhension du texte

→ Le lire et le relire très attentivement, pour éviter tout contresens et tout faux-sens.
→ Le résumé doit être complet : n’oublier aucune idée-clé.
→ En même temps, il faut aller à l’essentiel : le résumé doit écarter ce qui est secondaire ou accessoire.
→ Mettre les idées en perspective, les contextualiser, pour éviter tout anachronisme par exemple.
→ La compréhension du texte inclut la compréhension de son articulation logique. Schématiser celle-ci au brouillon.

2. La rédaction : impératif de reformulation

→ Elle doit être autonome. Une personne qui n’aurait jamais lu le texte de départ doit pouvoir en comprendre parfaitement le résumé.
→ La paraphrase et (pire) le plagiat sont interdits. Cependant, il est inutile de chercher à tout prix à remplacer certains mots essentiels : si l’auteur parle de « guerre », il est difficile d’éviter d’employer ce mot.
→ Ne rien ajouter de personnel, ne pas changer les idées exprimées par l’auteur. Ne pas dire « je », sauf si l’auteur le fait. S’effacer derrière celui-ci : ne pas faire de style. Écrire avec sobriété et efficacité.
→ La situation d’énonciation doit être conservée.
→ Vocabulaire irréprochable : n’employer que les mots justes. Cela participe de la reformulation : pour résumer une idée, un mot-clé peut suffire, qu’il s’agit de trouver.
→ Orthographe et syntaxe doivent être dénuées d’erreurs également, bien sûr.
→ Articuler les idées à l’aide de liens logiques qui restituent la progression du texte. C’est essentiel : trop de résumés donnent une impression de myopie, faute de cette hauteur qui permet d’embrasser du regard l’itinéraire logique de l’auteur.
→ Ne pas croire qu’il faut ne traduire aucun exemple et aucune image, si l’auteur en utilise : certains exemples sont importants, et certaines images aussi.

3. La disposition des idées : impératif de structuration

→ Conserver l’ordre des idées : aucune permutation n’est permise.
→ Les disposer en paragraphes. Ceux-ci sont nécessaires, mais il ne faut pas non plus les multiplier, car cela morcèle le texte et le disperse. Certains paragraphes du texte de départ demandent à être regroupés dans le résumé.
→ Équilibrer les étapes du résumé. Éviter d’être trop long ici et trop court ailleurs. Ne pas progresser, donc, « le nez dans le guidon » : conserver sous les yeux, comme un panorama, l’ensemble du texte.

Dissertation

Le sujet donne aussi un nombre de mots pour la dissertation. La marge est bien sûr un peu plus souple que pour le résumé, mais il ne faut pas dépasser 5 pages (pour une écriture de taille normale).

Bien que plus courte dans le cadre ce concours, la dissertation obéit aux mêmes critères qu’au concours de Polytechnique.
http://anagnosis.org/gnosis/?q=node/40

Cependant, le jury de Centrale insiste
→ sur le lien entre le résumé et la dissertation (« le résumé prépare et guide la dissertation »),
→ sur la nécessité de ne pas trahir ou caricaturer la pensée de l’auteur. Ne pas lui prêter un autre point de vue (plus radical, plus nuancé, autre) que le sien.
→ et sur la nécessité d’une connaissance de la notion au programme au-delà des trois œuvres.

Français: 

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