Grec. Point 1 : la langue et l'écriture

L’alphabet est une technique d’écriture historiquement datée. Dans l’histoire grecque, il apparaît au VIIIe siècle avant J.-C., mais les Grecs n’en sont pas les inventeurs : ils ont emprunté cette technique aux Phéniciens, et l’ont adaptée à leur langue. Jean Irigoin a même imaginé HOMÈRE en personne découvrant ce procédé dans l’échoppe d’un marchand phénicien qu’il voyait écrire, et l’adoptant pour aider sa mémoire («Homère, l’écriture et le livre», revue Europe, mai 2001).

Attention : l’écriture n’a pas toujours été alphabétique. Au deuxième millénaire, les Grecs utilisaient des formes syllabiques mêlées d'idéogrammes. Ce sont les écritures dites «linéaires» (lire, sur le site Persée, le compte rendu que fit en 1954 le grand helléniste Pierre CHANTRAINE du déchiffrement du linéaire B par Michael Ventris et John Chadwick : Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1954, t. 98, n° 3, p. 336-341).

À noter, parmi les autres mutations dans l’histoire de l’écriture grecque : la substitution du codex (pages attachées, le plus souvent de parchemin) au volumen (rouleau de papyrus) au début de l’ère chrétienne, et la généralisation de la minuscule à la fin du premier millénaire de notre ère. Bien sûr, l’apparition de l’imprimerie en Europe, au XVe siècle, représente un nouveau tournant.

En France, dans les classes, les lettres grecques ne se prononcent généralement pas exactement comme elles l’étaient dans l’Antiquité, et comme elles devraient l’être. Le tableau ci-dessous ne reflète donc que cet usage scolaire, qui remonte au XVIe siècle. Cette prononciation ne permet pas, malheureusement, d'apprécier la musicalité du grec ancien. Lire, à ce sujet, les pages éclairantes de Philippe BRUNET (professeur, traducteur et metteur en scène), dans La Naissance de la littérature dans la Grèce ancienne (Le livre de poche, 1997). La langue grecque recèle une musicalité originale, grâce à plusieurs aspects : la quantité des voyelles (longueur et brièveté), accent (grave, aigu ou circonflexe) et, dans la poésie en vers, alternance de temps forts et de temps faibles. Presque toutes les lettres se prononcent, et toujours de la même façon (à une exception près : le gamma, γ).

Apprendre par cœur l’alphabet grec, majuscules comprises. L’ensemble de ce tableau doit être assimilé : toutes les informations qu’il contient nous seront utiles.

Relever les lettres qu’on utilise en français dans certaines expressions (par exemple : «un citoyen lambda«), ou qui font partie de l’étymologie des mots (par exemple : «deltaplane»).

MajusculeMinusculePrononciationPrononciation scolaireNom
Ααaaalpha
Ββbbbéta
Γγg(u) g(u)gamma
Δδdddelta
Εεé (fermé et bref)éepsilon («e simple»)
Ζζzddzdzéta
Ηηê (ouvert et long)êêta
Θθth («th» anglais)tthêta
Ιιiiiota
Κκkkkappa
Λλlllambda
Μμmmmu
Ννnnnu
Ξ ξ xxxi
Οοooomicron («petit o»)
Ππpppi
Ρρrhrrhô
Σσsssigma
Ττtttau
Υυouuupsilon («u simple»)
Φφph (p aspiré)pphi
Χχkh (k aspiré)kchi (se prononce «khi»)
Ψψpspspsi
Ωωo (ouvert et long)ooméga («grand o»)

Deux lettres peuvent s’écrire autrement :
- en dehors de l’initiale, le bêta minuscule peut s’écrire ϐ ;
- en fin de mot, le sigma s’écrit obligatoirement ς.

La consonne γ se prononce «n» devant d’une autre gutturale (γ, κ, χ ou ξ). Exemple : ἄγγελος (messager, d’où en français «ange») se prononce «angelos».

Les lettres ι et υ sont des semi-voyelles ; on les considèrera tantôt comme des consonnes, tantôt comme des voyelles.

«Quantité» des voyelles :
- ε et o sont toujours brèves,
- η et ω sont toujours longues,
- α, ι, υ sont parfois brèves, parfois longues ;
- Les diphtongues (αυ, ου, ευ, αι, οι, ει) sont longues. Exceptions : αι et οι en finale sans consonne (exemple : γίγνομαι).
Pourquoi noter la brièveté ou la longueur des voyelles ? Parce que cette information est nécessaire pour placer l’accent.

Qu’est-ce qu’une diphtongue ?
Une diphtongue est une syllabe qui comporte deux voyelles. Par exemple, αι («aï») forme une seule syllabe, contrairement à ια («ia»).
Prononciation usuelle des diphtongues :
- αυ → «au» (à l’origine, sans doute «aou»)
- ου → «ou»
- ευ → «eu» (à l’origine, sans doute «éou»)
- αι → «aï»
- οι → «oï»
- ει → «eï»

Ci-dessous, les consonnes sont classées en familles. Quel en est l’intérêt ? Il est trop tôt pour l’expliquer, mais nous aurons bientôt besoin de ce tableau.
Un «point d’articulation» est un endroit de la bouche où passe l’air, produisant un son : encore de la musique… Les occlusives se prononcent par la fermeture (occlusion) de la bouche, soit au niveau des lèvres (labiales, du latin labia, «lèvres»), soit au niveau des dents (dentales), soit au niveau de la gorge (latin guttur, «gosier»). La prononciation des occlusives ne peut pas être maintenue, contrairement aux consonnes continues. Quant à «sifflantes» et «liquides» (qui «glissent ou coulent aisément dans l’épellation», comme l’écrit joliment un grammairien du XIXe s.), ces mots sont transparents.

sourdessonores
oralesnasales
occlusiveslabialesπ, φβμ
dentalesτ, θδν
gutturalesκ, χγ
continuessifflantesσ
liquides λ, ρ

Les consonnes ζ, ξ et ψ sont des consonnes doubles puisqu’elles comprennent deux sons (deux phonèmes).
Les consonnes θ, χ et φ comportent une aspiration, c’est-à-dire un souffle, dont le souvenir s’est maintenu dans leur transcription dans l’alphabet latin (th, ch, et ph).

Accents, esprits et autres petites choses de ce genre sont apparemment sans importance… Pourtant, ces signes ne sont pas facultatifs : ils font partie de l’orthographe des mots. Pour le moment, allons à l’essentiel :
- l’accent : aigu ou grave, il marque une hausse ou une baisse de ton ; l’accent circonflexe, qui ne peut frapper qu’une voyelle longue, combine les deux. L’accentuation obéit à des règles.
- l’esprit : du latin spiritus «souffle», il marque la présence ou l’absence d’aspiration, comme notre h, mais uniquement à l’initiale du mot (voyelle et ρ). L’esprit «doux», tourné vers la droite, (᾿) indique l’absence d’aspiration ; l’esprit «rude», tourné vers la gauche (῾), marque une aspiration. Les dérivés français de mots grecs en portent la trace : δονή «le plaisir» a donné «hédonisme», γμεμονία «hégémonie», ητορική «rhétorique»…
- le iota souscrit : quand il suit une voyelle longue, le iota ne se prononce pas et se place sous la voyelle. Ainsi, «facile» s’écrit ῥᾴδιος : le iota se trouve sous le α long.

Une curiosité : les abréviations, qu’on appelle «ligatures» et qui datent du Moyen Âge. Elles sont très belles et méritent le détour. Voir par exemple la Grammaire grecque de Courtaud-Divernéresse (1831).

Un mot sur la langue : tandis que l’écriture est une technique, que l’on peut situer historiquement, la langue, en revanche, s’enracine dans la nuit des temps. Il existe en grec plusieurs dialectes : celui qui nous intéresse ici est l’ionien-attique, qui est une branche de l’ionien et que l’on parlait à Athènes Ce dialecte est devenu, à partir des conquêtes d’Alexandre le Grand (IVe s. avant J.-C.), une langue internationale, unissant le nord et le sud de la Méditerranée, mais aussi l’orient et l’occident.

Écouter la musique du grec dans la poésie d’Homère (travail de Philippe Brunet).
(«L’Iliade : le livre I)

Voici les premiers vers de l’Iliade :

Μῆνιν ἄειδε θεὰ Πηληϊάδεω Ἀχιλῆος
οὐλομένην, ἣ μυρί᾽ Ἀχαιοῖς ἄλγε᾽ ἔθηκε,
πολλὰς δ᾽ ἰφθίμους ψυχὰς Ἄϊδι προΐαψεν
ἡρώων, αὐτοὺς δὲ ἑλώρια τεῦχε κύνεσσιν
οἰωνοῖσί τε πᾶσι, Διὸς δ᾽ ἐτελείετο βουλή,
ἐξ οὗ δὴ τὰ πρῶτα διαστήτην ἐρίσαντε
Ἀτρεΐδης τε ἄναξ ἀνδρῶν καὶ δῖος Ἀχιλλεύς.

Traduction d’Eugène Bareste (1843), à retrouver sur le site de Philippe Remacle :
«Chante, déesse, le ressentiment d’Achille, fils de Pélée,
resentiment funeste qui cause tant de malheurs aux Achéens,
qui précipita dans les enfers les âmes courageuses
de tant de héros, et fit de leurs corps la proie des chiens
et des vautours (ainsi s’accomplit la volonté de Jupiter)
lorsque pour la première fois se divisèrent, par une querelle,
Agamemnon, roi des hommes, et le divin Achille.»

La traduction des noms propres est discutable. Il était d’usage, alors, de traduire les noms grecs par les noms latins correspondants (Jupiter pour Zeus). D’autre part, le traduction remplace «l’Atride» (Ἀτρεΐδης) par «Agamemnon». «Atride» veut dire «fils d’Atrée». On connaît l’histoire terrible de cette famille (voir par exemple l’Orestie d’Eschyle et le Thyeste de Sénèque).

Transposer les quatre premiers vers en majuscules.

Acquérir un dictionnaire de poche (par exemple celui de Georgin, chez Hatier).
Essayer de deviner leur sens, avant de le vérifier dans un dictionnaire ; trouver si possible un dérivé français. Par exemple : τὸ σῶμα, «le corps», en français «psychosomatique». Noter que pour certains mots, on donne entre parenthèses le «génitif», qui aide à mieux voir le radical : nous verrons plus tard ce que c’est. Les mots ὁ, ἡ et τὸ sont l’article masculin («le»), féminin («la») et neutre («le»).

Noms : τὸ σῶμα, τὸ δέρμα, ὁ χρώς, ἡ μορφή, τὸ εἶδος, ἡ σάρξ (génitif σαρκός), τὸ ὀστοῦν, τὸ ἄρθρον, ἡ φλέψ (génitif φλεβός), τὸ νεῦρον, ὁ λοβός, τὸ κρανίον, ἡ κεφαλή, ἡ κόμη, ἡ θρίξ, τὸ πρόσωπον, τὸ μέτωπον, ὁ ὄφθαλμος, ἡ ῥίς (génitif ῥινός), τὸ οὖς (génitif ὠτός), ἡ γνάθος, τὸ στόμα, ὁ λάρυγξ, ὁ (ἡ) φάρυγξ, ὁ ὀδούς (génitif ὀδόντος), ἡ γλῶττα, ἡ φρήν (génitif φρενός), ὁ θώραξ, ὁ ὦμος, τὸ στῆθος, τὸ στέρνον, ὁ ὀμφαλός, ἡ πυγή, τὸ κῶλον, ἡ χείρ, ὁ πούς (génitif ποδός), ἡ δεξιά, ἡ ἀριστερά, ὁ βραχίων, ὁ δάκτυλος, ὁ ὄνυξ, τὸ σκέλος, ὁ πνεύμων, τὸ πνεῦμα, τὸ αἷμα, ἡ καρδία, ἡ γαστήρ, ὁ σπλήν, τὸ ἧπαρ, ἡ ὄρχις (génitif ὄρχεως), ἡ χολή, τὸ φλέγμα, ἡ φύσις, τὸ σχῆμα

Adjectifs : καλός, αἰσχρός, μέγας (féminin μεγάλη, neutre μέγα) , μέλας (μέλαινα, μέλαν), γίγας (γίγαντος), μικρός, παχύς, λεπτός, ὀρθός, ταχύς, βραδύς

Quelques verbes à connaître dès à présent :
« être » : εἶναι, 1e personne εἰμι
« aller » : ἰέναι, 1e personne εἶμι (synonyme : ἔρχομαι)
« mettre », « poser » : τιθέναι, 1e personne τίθημι (nombreux emplois dérivés)
« mettre » : ἱστάναι, 1e personne ἵστημι (nombreux emplois dérivés)
« devenir », « advenir » : γίγνεσθαι, 1e personne γίγνομαι
« sembler » : φαίνεσθαι, 1e personne φαίνομαι (synonyme : δοκῶ, qui signifie aussi « penser »)
« avoir » : ἔχειν, , 1e personne ἔχω
« porter » : φέρειν, 1e personne φέρω
« marcher » : βαίνειν, 1e personne βαίνω
« tomber » : πίπτειν, 1e personne πίπτω (τὸ πτῶμα, ἡ πτῶσις la chute, le « cas »)
« tourner » : τρέπειν, 1e personne τρέπω (ὁ τρόπος le tour, la tournure : « trope », « héliotrope »…)

Quelques phrases et expressions à lire :

1. Ἐς πόδας ἐκ κεφαλῆς (Renzo Tosi, Dictionnaire des sentences latines et grecques, Jérôme Millon, p. 1021)
Mot-à-mot : vers (les) pieds, de (la) tête, κεφαλή. Donc : de la tête au pied.
Retenir les prépositions εἰς ou ἐς («dans», avec mouvement), et ἐκ «hors de». La première est suivie de l’accusatif et la seconde du génitif, ce qui est logique (voir point n°2). Ajouter ἐν + datif, «dans» (sans mouvement).

2. Πιθήκων ὁ κάλλιστος αἰσχρὸς ἀνθρώπων. (fragment d’Héraclite. Tosi, p. 1012)
Le plus beau des singes est laid parmi les hommes (= est un homme laid).
On peut reconnaître πίθηκος «le singe» (voir «australopithèque», étymologiquement singe austral, ἄντρωπος «l’homme». Κάλλιστος est le superlatif de καλός : ὁ κάλλιστος «le plus beau».

3. Προσκατέδει τοὺς δακτύλους. (Tosi, p. 1037)
Il mange les (c’est-à-dire ses) doigts. Nous avons, en français : «il s’en mort les doigts».

4. Ἐλέφαντος διαφέρεις οὐδέν. (proverbe, Tosi p. 1013)
D’un éléphant, tu ne diffères en rien. Ἐλέφαντος est le génitif de ἐλέφας, mot de la 3e déclinaison. Retenir οὐδέν, «rien» (pronom), « aucun » (déterminant) ou «pas du tout» (adverbe).

5. Ἢ μύρμηξ, ἢ κάμηλος. (proverbe, Tosi p. 1017)
Soit fourmi, soit chameau.
Ὁ μύρμηξ (3e déclinaison) = «la fourmi». On peut reconnaître κάμηλος «chameau». Retenir la conjonction ἤ «ou (bien)».

6. Τί γὰρ δὴ δελφῖνι καὶ βοΐ φασι κοινὸν εἶναι; (Élien, Tosi p. 1018)
Tί κοινόν «quoi (de) commun», φασι «disent-ils», «dit-on». Εἶναι être (infinitif), à retenir. On peut reconnaître δελφίς «dauphin» et βοῦς «bœuf» ou «vache», tous deux au datif (3e déclinaison). Que dit-on qu’il y a de commun entre un dauphin et une vache ? Ce proverbe a un sens proche du précédent.

7. Λευκὸν ὡς χιών (évangile selon Matthieu, XXVIII, 3)
Blanc comme neige. Cette expression qualifie l’ange dans la scène de l’annonciation. Retenir ὡς «comme», conjonction souvent employée comme préposition. La «leucémie» (ou «leucose») est une maladie qui affecte les globules blancs.

8. Λευκότεροι χιόνος, θείειν δ’ ἀνέμοισιν ὁμοῖοι (Iliade, X, 437. Tosi, p. 1010)
Plus blancs que neige, à la course ils sont semblables aux vents.
Λευκότεροι χιόνος : expression proche de la précédente, mais le contexte est très différent. Ici, Homère parle de chevaux, dans un style épique.
θείειν courir, ὁ ἄνεμος le vent (voir «anémomètre», et «anémone», fleur qui s’ouvre au vent…), ὁμοῖος semblable, d’où «homéo-pathie», médecine qui soigne par un remède «semblable» au mal. La diphtongue οι devient é (οἶκος maison &rarr éco-nomie, οἶνος vin &rarr œnologie, prononcer «éno-», Οἰδίπους Œdipe, prononcer «édipe»…)

9. Χαλεπόν ἐστι πρὸς γαστέρα λέγειν ὦτα μὴ ἔχουσαν. (attribué à Caton l’Ancien. Tosi, p. 1041)
«Il est difficile de parler à un estomac, car celui-ci n’a pas d’oreilles (mot à mot : «n’ayant pas d’oreilles).» Ventre affamé n’a pas d’oreilles.
χαλεπός difficile, πρός à, vers, γαστήρ (féminin en grec) estomac, οὖς oreille, ici au pluriel ὦτα dans lequel on reconnaît la racine du mot otite.

10. Ἀνδρὶ πεινῶντι κλέπτειν ἐστ’ ἀναγκαίως ἔχον. (proverbe, Tosi p. 1041)
À un homme dans le besoin, il est nécessaire de voler. Ἀνήρ l’homme, on reconnaît dans le radical ἀνδρ- (le mot est au datif), l’origine du prénom André ; πεινῶ être pauvre, κλέπτειν voler (cleptomane).

11. Οὐδεὶς πεινῶν καλὰ ᾆδει. (proverbe, Tosi p. 1042)
Personne dans le besoin ne chante bien.
ᾆδειν chanter, en grec archaïque ἀείδειν, d’où ἀοιδή le chant (voir «ode») et ἀοιδός «aède».

12. Κακὸν ἀναγκαῖον τὸ πείθεσθαι γαστρί. (proverbe, Tosi p. 1043)
Obéir à son estomac est un mal nécessaire.
κακός mauvais (contraire de καλός).

Remarquer l’élision des mots δέ (δ’) et ἐστι (ἐστ’).

Mots invariables à noter :
- la négation οὐ («ne pas»), οὐκ avant un mot commençant par une voyelle. Le grec utilise aussi μή : cela dépend du mode du verbe.
- les conjonctions καί («et»), ἤ («ou»), et δέ («et» ou «mais»). La conjonction δέ s’emploie souvent après la particule μέν («d’un côté… de l’autre…»).
- les prépositions :
ἐς (= εἰς) «dans», avec mouvement
ἐκ «hors de»
πρός «vers»

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