Grec. Point 10 : adjectifs (1), pronoms personnels et possessifs

Les adjectifs de la première classe

Les adjectifs se déclinent comme les noms, mais ils peuvent s’employer aux trois genres : masculin, féminin et neutre. Par conséquent, à quel(les) déclinaison(s) nominales empruntent-ils leurs désinences ?
Il faut distinguer trois « classes » d’adjectifs :

1. La 1e classe : ces adjectifs suivent
→ la 1e déclinaison au féminin (modèles οἰκία ou ἀρχή)
→ la 2e déclinaison au masculin (modèle γάμος) et au neutre (modèle βιβλίον).

Exemples : καλός (un kal-éidoscope permet de voir – σκοπῶ – en beau), καλ, καλόν, « beau, belle » ; μακρός, μακρ, μακρόν, « grand ».

Deux subtilités à connaître :

• les adjectifs épicènes (de κοίνος « commun » : cf. koinè, langue commune) : ils se déclinent de la même façon au masculin et au féminin. Ce sont, en particulier, les adjectifs composés : par exemple, μίτρα διάχρυσος, « coiffe brodée d'or » (Longus, Daphnis et Chloé).

• Les adjectifs contractes : leur radical se termine par une voyelle, et cette voyelle se contracte, soit avec la voyelle thématique, soit avec le α du féminin. Par exemple : *χρύσεος « doré » → χρυσοῦς, *χρυσέα → χρυσῆ, *χρυσέον → χρυσοῦν. Toutes les contractions se déduisent du tableau des contractions.


2. La 2e classe : ces adjectifs suivent la 3e déclinaison exclusivement. Leur féminin et leur masculin sont identiques.

Exemple : ἀληθής (masc. et fém.), ἀληθές (neutre), « vrai ».

3. La 3e classe : ces adjectifs suivent la 3e déclinaison au masculin et au neutre, et la 1e déclinaison au féminin (noms en α bref : ἀλήθεια ou δόξα).

Exemple : ἡδύς (masc.), ἡδεῖα (fém.), ἡδύ (neutre) « doux ».

Place et fonction de l’adjectif

• Un adjectif épithète sa place sous la dépendance immédiate de l’article : ἡ γλυκεῖα αὔρα « la douce brise », ou ἡ αὔρα ἡ γλυκεῖα : « la brise, celle qui est douce ».
• Un adjectif apposé (épithète détachée) se place en dehors de cette enclave. Ταῦτα μόνη ἡ ἀλήθεια ἰᾶσθαι δύναται (saint Athanase) : ces mots, seule la vérité peut les soigner.
• C’est le cas aussi bien sûr de l’attribut : γλυκεῖά (ἐστιν) ἡ αὔρα, « la brise est douce ».

■ Phrases à lire

1. Un compliment ironique de Socrate au sophiste Protagoras : Σοφὸς γὰρ εἶ. (Platon, Protagoras, 335c)
• σοφός, ή, όν « sage », « habile ». « Habile » est plutôt le sens de σοφός ici : le philo-sophe « aime être sage », comme les soph-istes sans doute, mais ces derniers ont plutôt laissé le souvenir de leur habileté.
« En effet, tu es habile (homme). »

2. Λέγω ὅτι Πρωταγόρας σοφὸς καὶ δεινός ἐστιν ἀνήρ. (ibid., 341a)
Socrate réfléchit sur le sens du mot δεινός, « terrible ». Est-il élogieux ou péjoratif ? Il prend un exemple.
• Πρωταγόρας, ου : nom masculin de la 1e déclinaison.
• ἀνήρ homme (3e décl.), à distinguer de ἄνθρωπος l’homme, au sens non sexué.
«Λέγω Je dis ὅτι que Πρωταγόρας Protagoras ἐστιν est ἀνήρ un homme σοφὸς καὶ δεινός habile et redoutable. »

3. Prodicos est en désaccord avec cet emploi de l’adjectif δεινός. Τὸ γὰρ δεινόν, φησίν, κακόν ἐστιν. (Platon, Protagoras, 341b).
« En effet, dit-il, ce qui est "redoutable" est mauvais. »
Τὸ δεινόν : adjectif substantivé avec l’article τό, sujet du verbe ἐστιν.

4. Jugement d’un chœur tragique sur la règle selon laquelle un coupable doit payer (παθεῖν τὸν ἔρξαντα) : Θέσμιον γάρ. (Eschyle, Agamemnon, v. 1564)
Le verbe « être » (ἐστι « est ») est sous-entendu, comme souvent en grec.
• θέσμιος, ος, ον « légitime » (modèle μακρός, mais épicène). Adjectif formé sur la racine θε de τίθημι « poser ».
« C’est en effet légitime. »

5. Coucouville, la ville des oiseaux, est envahie par les importuns. Le chœur (constitué d’oiseaux) se plaint : Δεινὰ πράγματ´ εἴδομεν. (Aristophane, Les Oiseaux, v. 1472)
• δεινός, ή, όν « terrible ». Cf. dino-saure, « terrifiant reptile » ou dino-thérium, sorte d'éléphant (qui est une terrible bête sauvage, θηρίον).
• πράγματα « choses » (pluriel de πρᾶγμα, 3e déclinaison) : la racine πραγ- est celle de πρά-ττω faire, réaliser.
• εἴδομεν « nous avons vu » (ὁράω-ῶ « voir », à l'aoriste : racine ιδ-).
«Εἴδομεν Nous avons vu πράγματα des choses δεινὰ terribles. »

6. Pour plaire à Zeus, Héra, après s’être parfumée, se coiffe (attention, quelques formes homériques).
                   ... χερσὶ πλοκάμους ἔπλεξε φαεινοὺς
    καλοὺς ἀμβροσίους ἐκ κράατος ἀθανάτοιο. (Homère, Iliade, XIV, v. 176-177)
Les adjectifs φαεινοὺς, καλοὺς et ἀμβροσίους sont juxtaposés : de telles énumérations d'adjectifs sont fréquentes chez Homère.
• χερσί « de ses mains », datif pluriel, de ἡ χείρ « la main » (3e décl., génitif χειρός). Cf. chir-urgien, qui opère avec la main.
• ὁ πλόκαμος, ου : « la boucle » (de cheveux). Remarquer la figure dérivative avec ἔπλεξε «elle tressa», aoriste de πλέκω « tresser ». Alternance du vocalisme radical, phénomène très ancien. Dans πλόκαμος, la racine est de type ο ; dans πλέκω, elle est de type ε.
• φαεινός, ή, όν « brillant, éclatant ». Retenir la racine φαν : φαίν-ω « montrer » (voix moyenne φαίνομαι se montrer, sembler → participe φαινόμενος « phénomène »), φαν-ερός évident (phanérogame : plante dont les organes reproducteurs sont visibles), δια-φαν-ής dia-phane, φάν-τασμα apparition, fan-tôme → phan-tasme.
• ἀμβρόσιος, α, ον immortel (contraire de βροτός, ός, όν mortel) ; l'ἀμβροσία, l'ambroisie, rend immortel.
• τὸ κράς la tête (3e décl.), inusité au nominatif. Κράατος : génitif singulier. Cf. τὸ κράνος (3e décl.) le casque, τὸ κρανίον le crâne.
• ἀθανάτοιο = ἀθανάτου immortel, au génitif. La désinence -οιο est une désinence homérique de génitif singulier.
« … χερσὶ de ses mains, ἔπλεξε (elle) tressa πλοκάμους les boucles φαεινοὺς brillantes, καλοὺς belles ἀμβροσίους (et) inaltérables ἐκ (tombant) de κράατος (sa) tête ἀθανάτοιο immortelle. »

7. Socrate vient de demander à Protagoras si un individu qui possède une partie de la vertu (ἀρετή) possède obligatoirement toutes les autres. Protagoras répond par la négative, et s’explique. Πολλοὶ ἀνδρεῖοί εἰσιν, ἄδικοι δέ, καὶ δίκαιοι αὖ, σοφοὶ δὲ οὔ. (Platon, Protagoras, 329e)
• πολλοί « beaucoup », nominatif pluriel de πολύς « nombreux » (poly-), adjectif de la 3e classe à thème variable. Ici, il est substantivé.
• ἀνδρεῖος, α, ον « courageux » (adjectif dérivé de ἀνήρ « l'homme », génitif ἀνδρός, d'où mis-andr-ie ou poly-andr-ie).
• ἄδικος, ος, ον (épicène) « injuste », ou « coupable », contraire de δίκαιος « juste ».
• αὖ adverbe, « de nouveau », d’où « au contraire », « en revanche ».
« Beaucoup sont courageux mais criminels, et (beaucoup sont) justes mais ne sont pas sages. »

8. L’étude des mots est une belle occupation, mais difficile. Χαλεπὰ τὰ καλά ἐστιν. (Platon, Cratyle, 384 b)
• χαλεπός, ή, όν « difficile »
« Les (choses) belles sont difficiles. »
→ τὰ καλά nominatif neutre pluriel, adjectif substantivé.
Verbe : règle τὰ ζῷα τρέχει.

9. Hésiode évoque les Destinées (Κῆρας, « Kères ») qui président à l’existence des hommes. Βροτοῖσι … διδοῦσιν ἔχειν ἀγαθόν τε κακόν τε. (Hésiode, Théogonie, v. 218-219)
• ἀγαθός, ή, όν « bon », d'où Agathe.
• κακός, ή, όν « mauvais ». Cf. caco-chyme, caco-phonie.
Tous les adjectifs, dans ce vers, sont substantivés (βροτός au masculin, ἀγαθός et κακός au neutre) : ils s’utilisent comme des noms. S’ils sont dépourvus d’articles, c’est qu’à l’époque d’Hésiode ὁ, ἡ, τό était encore davantage un démonstratif qu'un article.
« Elles donnent aux mortels (d’avoir) le bien et le mal. »

10. Le chœur craint qu’Agamemnon ne paie le prix du sang d’Iphigénie. Τῶν πολυκτόνων γὰρ οὐκ ἄσκοποι θεοί. (Eschyle, Agamemnon, v. 461-462)
• πολυκτόνος, ος, ον (épicène) « ayant tué beaucoup d’hommes » (de κτείνω tuer, et πολύ beaucoup, neutre de πολύς utilisé comme adverbe).
• ἄσκοπος, ος, ον (épicène) « qui ne voit pas » ou « qui n’est pas vu » (voir σκοπέω-ῶ, déjà rencontré) ; ici, c’est cette deuxième acception qu’il faut retenir.
« En effet, les dieux ne sont pas (εἰσι « sont », sous-entendu) sans voir ceux qui versent beaucoup de sang. »

11. Zeus rassure Héra, qui se demande si les Géants et les Titans sont sortis des Enfers. Τὰ νέρθεν ἀσφαλῶς ἔχει θεοῖς. (Lucien, Jupiter tragique, 3)
• νέρθεν adverbe « en bas », « en dessous ».
Τὰ νέρθεν : comme les adjectifs, les adverbes peuvent se substantiver. C’est le cas ici : τὰ νέρθεν « les (choses) d’en-dessous », c'est-à-dire « les enfers ».
• ἀσφαλῶς sûrement (de l’adjectif ἀσφαλής « sûr », « qui ne tombe pas », de σφάλλω « faire tomber »). Cf. asphalte (ἄσφαλτος), un matériau qui empêche de glisser, donc de tomber.
• Verbe ἔχει au singulier : règle τὰ ζῷα τρέχει. Retenir que ἔχω avec adverbe équivaut à εἰμι (« être ») avec adjectif. Donc ἀσφαλῶς ἔχει = ἀσφαλές ἐστι, « il est sûr ».
« Les enfers sont sûrs pour les dieux. » « Pour les dieux », précise Zeus : les mortels, en effet, voient parfois des morts remonter vers eux...

Une phrase plus compliquée, pour le plaisir

■ Lucien critique les représentations des dieux par les grands sculpteurs Praxitèle, Polyclète ou Phidias. Οὐκ οἶδ´ ὅπου ἰδόντες ἀναπλάττουσι γενειήτην μὲν τὸν Δία, παῖδα δὲ εἰς ἀεὶ τὸν Ἀπόλλωνα καὶ τὸν Ἑρμῆν ὑπηνήτην καὶ τὸν Ποσειδῶνα κυανοχαίτην καὶ γλαυκῶπιν τὴν Ἀθηνᾶν. (Lucien, Sur les sacrifices, 11)
• οἶδα élidé en οἶδ’ : « je sais », parfait d’un verbe *εἴδω, inusité au présent, qui signifie « voir », et dans lequel nous retrouvons la racine -ιδ de la vue, comme dans ἰδόντες juste après.
• ὅπου adverbe interrogatif indirect, « où ».
• ἰδόντες « ayant vu », participe aoriste de ὁράω-ῶ. Noter que l’adverbe ὅπου est complément du participe ἰδόντες (« ayant vu où »), alors que le verbe principal, dans cette interrogative indirecte, est ἀναπλάττουσι. Cette tournure, très courante en grec, ne peut être conservée en français.
• ἀναπλάττουσι « modèlent », « donnent forme » (verbe ἀναπλάττω, troisième personne du pluriel). Cf. plast-ique.
• γενειήτης forme ionienne de γενειάτης, qui désigne tout animal barbu. Son génitif (ionien, lui aussi) est γενειήτεω. Cet adjectif ne s’emploie qu’au masculin.
• Δία accusatif singulier de Ζεύς (3e décl.). Cf. Διός, son génitif, vu précédemment.
• παῖδα « enfant », accusatif singulier de ὁ παῖς, génitif παιδός. Cf. péd-agogie, péd-ologie.
• εἰς préposition de lieu (« dans », avec mouvement) ; déjà lue, mais employée ici au sens figuré : « pour ».
• ἀεὶ adverbe « à chaque fois », « toujours » → εἰς ἀεί : « pour toujours ».
• τὸν Ἑρμῆν : accusatif singulier de ὁ Ἑρμῆς « Hermès ».
• ὑπηνήτης, ου « barbu »
• Ποσειδῶν, ῶνος « Poséidon »
• κυανοχαίτης, ου « à la chevelure bleue », « cyan ».
• γλαυκῶπιν accusatif singulier de l’adjectif γλαυκῶπις, ιδος « aux yeux de chouette ». Cf. ὤψ « vue » (op-tique). La « chouette » : γλαύξ, dont les yeux sont « glauques » (verdâtres).
« J’ignore où ils ont vu cela : ils représentent (littéralement : « je ne sais pas où ayant vu ils représentent… ») Zeus garni de poils, Apollon toujours enfant, Hermès barbu, Poseidon avec des cheveux bleus, et Athéna avec des yeux de chouette. » Comme ci-dessus, il s’agit d’une critique de la religion par le biais des images.

Comparatifs et superlatifs

Le comparatif d’infériorité n’est pas très idiomatique ; on peut néanmoins utiliser l’adverbe ἧττον « moins ». Le superlatif est ἥκιστα, « le moins », « très peu ».
→ Συμβαίνει τὸν θεὸν ἧττον φρόνιμον εἶναι τῶν ἄλλων, « il s’avère que (selon Empédocle) le dieu est moins avisé que les autres créatures » (Aristote). Le complément du comparatif se met au génitif, comme pour le comparatif de supériorité.
On peut utiliser aussi le verbe ἡσσάω-ῶ (en attique ἡττάω-ῶ) « être inférieur », avec un datif de manière (τόλμᾳ « en audace », λόγῳ « en éloquence », etc.).

Le comparatif d’égalité se forme à l’aide de l’adverbe οὕτω « autant », « aussi ».

Le comparatif et le superlatif de supériorité peuvent se former :

soit avec les suffixes -τερος (comparatif) et -τατος (superlatif), qui se déclinent en suivant la 1e classe des adjectifs :
→ μακρός, ά, όν grand → μακρότερος, α, ον plus grand → μακρότατος, η, ον « très grand » ou « le plus grand » (superlatif relatif ou superlatif absolu)

■ Οὔκ ἐστι τὰ μέγιστα ἀφθαρτότερα· ἵππος γὰρ ἀνθρώπου βραχυβιώτερον. (Aristote). Les êtres les plus grands ne sont pas plus résistants ; le cheval en effet a une vie plus courte que l’homme.

la voyelle thématique (μακρτερος, μακρτατος) est brève si la syllabe qui la précède est longue, et longue si la syllabe qui la précède est brève.
• μακρός, α long → voyelle thématique ο (μακρτερος, μακρτατος)
• ἄπορος (difficile à franchir/dépourvu), le premier ο est bref → voyelle thématique ω (ἀπορτερος, ἀπορτατος)


soit avec les suffixes -ιων (ou -ων) et -ιστος (voir μέγιστα dans la phrase d’Aristote, ci-dessus). Le premier se décline à peu près comme ἄφρων (adjectif de la 2e classe, voir plus tard) et le second comme un adjectif de la 1e classe.
Ces comparatifs et superlatifs apparaissent comme irréguliers, car l’adjectif change de radical en changeant de degré : ainsi καλός (« beau ») prend le radical καλλ- au comparatif et au superlatif.
→ καλός, ή, όν → καλλίων « plus beau » → κάλλιστος « très beau » ou « le plus beau »

             Des comparatifs et Superlatifs
       Mets au Comparatif τερος,
       Comme au Superlatif τατος.
       L’Irrégulier ων, ιστος prendra ;
       Ce que l’usage t’apprendra.
                                    (Pierre Nicole)

Principaux adjectifs « irréguliers »
degré positif comparatif superlatif
ἀγαθός bon ἀμείνων
ou βελτίων
ou κρείττων
ἄριστος
ou βέλτιστος
ou κράτιστος
ἡδύς doux, agréable (3e classe) ἡδίων ἥδιστος
κακός mauvais χείρων
ou κακίων
χείριστος
ou κάκιστος
καλός beau καλλίων κάλλιστος
μέγας grand (3e classe) μείζων μέγιστος
μικρός petit ἐλάττων
ou μικρότερος
ἐλάχιστος
ou μικρότατος
πολύς nombreux (3e classe) πλείων (neutre πλέον) πλεῖστος
ῥᾴδιος facile ῥᾷων ῥᾷστος
ταχύς rapide (3e classe) θάττων τάχιστος
φίλος cher φιλώτερος φίλτατος


À noter

1. Pour les adjectifs qui n’ont pas de comparatif de supériorité, on utilise l’adverbe μᾶλλον «plus, davantage». En l’absence de superlatif, on utilise l’adverbe μάλιστα « très », « le plus ».

2. Au neutre singulier, le comparatif peut devenir un adverbe.
• δικαιότερος plus juste → δικαιότερον plus juste (au neutre) ou plus justement
Le superlatif adverbial se forme, quant à lui, à l’aide du neutre pluriel : δικαιότερον très justement.

Complément du comparatif et complément du superlatif

Trois possibilités :

1° la préposition ἤ
Κριτόβουλος δικαιότερός ἐστι ἢ Καλλίας. « Critobule est plus juste que Callias. »
Le comparant se met au même cas que le comparé. Λόγῳ θαυμασιωτέρῳ ἤ ἔργῳ : « par une parole plus étonnante qu’un discours ».
Mακροβιώτερον γὰρ τὸ τῶν ἀνθρώπων γένος ἢ τὸ τῶν ἵππων. (Aristote) « L’espèce humaine est plus grande que celle des chevaux. »

2° le génitif sans préposition.
Ὁ λόγος ἐστι θαυμασιώτερος τοῦ ἔργου. « La parole est plus juste que l’action ».
Γνώμη γερόντων ἀσφαλεστέρα νέων. (Ménandre) L’avis des vieillards est plus sûr que les jeunes → que celui des jeunes.

3° un second comparatif.
θαυμασιώτερος ἐστι ἢ καλλίων : « il est plus étonnant que beau ».

Un comparatif sans complément peut signifier « assez… » ou « trop… » : θαυμασιώτερος, « assez étonnant », « trop étonnant ».
Certains comparatifs substantivés sont très fréquents : οἱ νέωτεροι les jeunes, οἱ πρέσβυτεροι les vieux.

■ Πέφυκεν ἡ μὲν δύναμις ἐν νεωτέροις, ἡ δὲ φρόνησις ἐν πρεσβυτέροις εἶναὶ. (Aristote, Politiques, 7) « La force se trouve chez les jeunes (ceux qui sont plus jeunes), la sagesse chez les vieux (ceux qui sont plus vieux). »

Le complément du superlatif équivaut à un génitif partitif.
Ὄψις ἡμῖν ὀξυτάτη τῶν διὰ τοῦ σώματος αἰσθήσεων. (Platon, Phèdre, 250d)
La vision est pour nous la plus précise des perceptions au moyen du corps.

Lecture

Au début de la Métaphysique, Aristote affirme que la connaissance vient des sens, mais que la philosophie (ἡ σοφία) remonte vers les causes. Il s’appuie sur ce dernier principe pour comparer les différentes formes d’activités humaines.

...τὴν [...] σοφίαν (εἶναι implicite) περὶ τὰ πρῶτα αἴτια καὶ τὰς ἀρχὰς ὑπολαμβάνουσι πάντες· ὥστε […] ὁ μὲν ἔμπειρος τῶν ὁποιανοῦν ἐχόντων αἴσθησιν εἶναι δοκεῖ σοφώτερος, ὁ δὲ τεχνίτης τῶν ἐμπείρων, χειροτέχνου δὲ ἀρχιτέκτων, αἱ δὲ θεωρητικαὶ (ἐπιστήμαι) τῶν ποιητικῶν μᾶλλον.

• ὀνομαζομένoς participe présent, voix passive, de ὀνομάζομαι nommer → nommé
• περί + accusatif : à propos de, concernant
• αἴτιος, α, ον : responsable, cause
• ὑπολαμβάνω : penser, croire
• πάντες : tous
• ὥστε : si bien que
• ἔμπειρος, ος, ον : expérimenté, d’expérience
• τῶν ἐχόντων : « les ayant » → ceux qui ont (génitif)
• ὁποιανοῦν αἴσθησιν : une perception quelle qu’elle soit (compl. d’objet de ἐχόντων)
• δοκέω-ῶ : sembler
• σοφός, ή, όν : sage, philosophe
• ὁ τεχνίτης, ου : l’artisan
• ὁ ἀρχιτέκτων, ονος : l’architecte (3e déclinaison, nominatif)
• ὁ χειροτέχνης, ου : le manœuvre
• θεωρητικός, ά, όν : théorique, ou « théorétique »


Les adjectifs verbaux

Un radical verbal auquel on ajoute -τός (fém. ή, neutre όν) devient un adjectif verbal, exprimant la possibilité. Certains de ces adjectifs sont fréquents, comme δυνατός (« possible » ou « capable ») ou θαυμαστός (« admirable »).
Un radical verbal auquel on ajoute -τέος (fém. ά, neutre όν) devient un adjectif verbal, exprimant l’obligation.

πρακτός : « qui peut être fait »
πρακτέος : « qui doit être fait ».

■ La Vertu parle au jeune Héraklès. Eἰ δὲ καὶ τῷ σώματι βούλει δυνατὸς εἶναι, τῇ γνώμῃ ὑπηρετεῖν ἐθιστέον τὸ σῶμα καὶ γυμναστέον σὺν πόνοις καὶ ἱδρῶτι. (Xénophon, Mémorables, II, 1)
→ ἐθίζω habituer, γυμνάζω exercer.
« Eἰ si βούλει tu veux δυνατὸς εἶναι être puissant καὶ τῷ σώματι aussi par le corps, τὸ σῶμα (ton) corps ἐθιστέον (sous-entendu ἐστι) doit être habitué ὑπηρετεῖν à être soumis τῇ γνώμῃ à la pensée καὶ et γυμναστέον doit être exercé σὺν πόνοις avec les peines καὶ ἱδρῶτι et la sueur. »

Les pronoms personnels

  • moi : ἐγώ (voir déclinaison ci-dessous)
  • toi : σύ (voir déclinaison ci-dessous)
  • lui, elle, eux, elles : αὐτός, ή, ό (se décline comme δεινός, à l’exception du neutre singulier en -ο, αὐτό : ce ο est caractéristique de la déclinaison des déterminants et des pronoms : voir l’article τό)
  • nous : ἡμεῖς (voir déclinaison ci-dessous)
  • vous : ὑμεῖς (voir déclinaison ci-dessous)

Déclinaison de ἐγώ, σύ, ἡμεῖς et ὑμεῖς

Pour ἐγώ et σύ, il faut distinguer les formes accentuées (« toniques »), et les formes non accentuées (« atones »). Les premières correspondent à une accentuation sémantique sur la personne désignée. Par exemple : λέγω signifie « je dis », mais ἐγώ λέγω signifie « moi je dis ».
Les formes atones n’existent pas au nominatif, ce qui est logique : la désinence du verbe indique déjà la personne. Le pronom, dans ce cas, ne sert qu’à insister.

ἐγώ moi σύ toi ἡμεῖς nous ὑμεῖς vous
tonique atone tonique atone
ἐγώ
ἐμέ
ἐμοῦ
ἐμοί
-
με
μου
μοι
σύ
σέ
σοῦ
σοῖ
-
σε
σου
σοι
ἡμεῖς
ἡμᾶς
ἡμῶν
ἡμῖν
ὑμεῖς
ὑμᾶς
ὑμῶν
ὑμῖν


Εἰρήνη ὑμῖν (évangile Luc, XXIV, 36. R. Tosi, Sentences latines et grecques, p. 601)
« Paix sur vous. »

Ce qu’il faut savoir sur αὐτός

• C’est un pronom-déterminant. S’il se décline comme un adjectif de la 1e classe, son neutre singulier (nominatif et accusatif) est αὐτό.

• Il a d’autres emplois que celui de pronom personnel :

1. identité : τὸ αὐτὸ σῶμα, « le même corps », τὸ αὐτό « le même ». Αὐτός est sous la dépendance de l’article et se trouve donc juste après lui.
2. soulignement (« spontanéité » et « autonomie » pour une personne, « isolement » pour une chose : J. Bertrand) : τὸ σῶμα αὐτὸ, le corps (lui-)même - αὐτὸς ἥκω, je suis là moi-même, je suis là de ma propre initiative. Αὐτός n’est pas sous la dépendance de l’article. Ex. : νόσος τὸ γῆράς ἐστιν αὐτό, « la vieillesse elle-même est une maladie. » (fragment d’Apollodore de Caryste)

Attention donc à la syntaxe de ce mot : c’est elle qui indique son sens.


Les déterminants ou pronoms possessifs

  • ἐμός, ή, όν (se décline comme δεινός) mon, ma / mien, mienne
  • σός, σή, σόν (idem) : ton, ta / tien, tienne
  • ἡμέτερος, α, ον (se décline comme λαμπρός) notre / nôtre
  • ὑμέτερος, α, ον (idem) votre / vôtre

■ Phrases et expressions

1. Τοῦτό ἐστιν τὸ σῶμα μου τὸ ὑπὲρ ὑμῶν διδόμενον• τοῦτο ποιεῖτε εἰς τὴν ἐμὴν ἀνάμνησιν. (Luc, XXII, 19)
• τοῦτo pronom démonstratif au neutre (masculine οὗτος, fém. αὕτη)
• τὸ σῶμα μου est plus idiomatique que τὸ ἐμὸν σῶμα, mais dans l’expression τὴν • ἐμὴν ἀνάμνησιν l’évangéliste emploie le possessif ἐμός.
• διδόμενον participe de δίδωμι « donner », à la voix passive.
• ποιεῖτε impératif
«Τοῦτο Ceci ἐστιν est τὸ σῶμα μου le corps de moi (→ mon corps) τὸ διδόμενον celui qui est donné ὑπὲρ ὑμῶν pour vous• τοῦτο ποιεῖτε faites cela εἰς τὴν ἐμὴν ἀνάμνησιν pour ma mémoire.»

2. Τὸ αἷμα αὐτοῦ ἐφ’ ἡμᾶς καὶ ἐπὶ τὰ τέκνα ἡμῶν. (Jean, XVII, 25. Voir R. Tosi, Sentences latines et grecques, p. 600, sur la postérité de ce verset)
• τὸ τέκνον l’enfant, τίκτω enfanter
«Τὸ αἷμα αὐτοῦ le sang de lui (→ son sang) ἐφ’ ἡμᾶς (retombe) sur nous καὶ ἐπὶ τὰ τέκνα ἡμῶν et sur les enfants de nous (→ nos enfants).»

3. Hippothalès est amoureux de Lysis. ᾌδει εἰς τὰ παιδικὰ φωνῇ θαυμασίᾳ. (Platon, Lysis, 204d)
• ᾄδω chanter. Le ι souscrit se place à côté du Α majuscule.
• la préposition εἰς (« dans vers », « vers », au sens figuré « en vue de ») introduit le sujet des chansons.
• θαυμάσιος « étonnant », voir θαυμάζω s’étonner et θαυματουργός le thaumaturge, auteur de miracles.
« ᾌδει il chante εἰς τὰ παιδικὰ des chansons d’enfant φωνῇ θαυμασίᾳ d’une voix étonnante. »

4. Réponse de Critobule à ses amis, qui le trouvent beau. Καλοὺς καὶ ἀγαθοὺς ὑμᾶς ἄνδρας νομίζω. (Xénophon, Banquet, IV, 10)
«Καλοὺς καὶ ἀγαθοὺς ἄνδρας hommes beaux et bons (→ parfaits) ὑμᾶς νομίζω je vous trouve.»

5. Cependant, il a trouvé plus beau que lui. Ἐγὼ Κλεινίαν ἥδιον μὲν θεῶμαι ἢ τἆλλα πάντα τὰ ἐν ἀνθρώποις καλά. (ibid., IV, 11)
• Κλεινίας, génitif Κλεινίου (masculin de la 1e déclinaison) : Clinias
• ἥδιον comparatif neutre de ἡδύς (voir ci-dessus), employé comme adverbe.
• (θεάομαι) θεῶμαι voir, regarder, contempler. Cf. τὸ θέατρον le théâtre, θεωρία contemplation, « théorie ».
• ἄλλος « autre », ne pas confondre le neutre pluriel ἄλλα avec la conjonction ἀλλά mais.
• πάντα τὰ καλά : « tout ce qui est beau ». Καλά neutre en grec : il s’agit d’homme et de femmes à la fois. Attention, πᾶς « tout » ne se met pas entre l’article et le nom, ce n’est pas un adjectif mais un déterminant. Ὅλος « tout », « tout entier » (voir « cat-hol-ique ») se construit de la même façon.
« Ἐγὼ moi Κλεινίαν Clinias (compl. d’objet) θεῶμαι je (le) regarde ἥδιον plus agréablement (→ avec plus de plaisir) ἢ que τἆλλα (= τὰ ἄλλα) πάντα καλά toutes les autres beautés τὰ ἐν ἀνθρώποις qui sont parmi les hommes. »

6. Critobule répond à Callias, qui a fait l’éloge de la justice. Σὺ, ὦ Καλλία, μέγα φρονεῖς ὅτι δικαιοτέρους δύνασαι ποιεῖν. (ibid., IV, 15)
• μέγα φρονεῖς être orgueilleux (idiomatisme)
« Σὺ Toi, ὦ Καλλία, Callias, μέγα φρονεῖς tu t’enorgueillis ὅτι de ce que δύνασαι tu peux ποιεῖν faire (→ rendre) δικαιοτέρους (les gens) plus justes. »

7. Critobule a appris de l’amour comment rendre les hommes plus justes. Ἐγὼ πρὸς πᾶσαν ἀρετὴν δικαιότερος σοῦ εἰμι ἄγων ἀνθρώπους.
« Ἐγὼ Moi δικαιότερος εἰμι je suis plus juste σοῦ que toi ἄγων conduisant (→ il est plus juste que je conduise) ἀνθρώπους les hommes πρὸς πᾶσαν ἀρετὴν vers toute vertu. »

8. Justification. Διὰ γὰρ τὸ ἐμπνεῖν τι ἡμᾶς τοὺς καλοὺς τοῖς ἐρωτικοῖς, ἐλευθεριωτέρους μὲν αὐτοὺς ποιοῦμεν εἰς χρήματα, φιλοπονωτέρους δὲ καὶ φιλοκαλωτέρους ἐν τοῖς κινδύνοις, καὶ μὴν αἰδημονεστέρους τε καὶ ἐγκρατεστέρους.
• τὸ ἐμπνεῖν : infinitif substantivé. Ἐμπνέω-ῶ insuffler, inspirer. Racine πνε, cf. τὸ πνεῦμα le souffle (3e déclinaison).
• τι quelque chose (indéfini τις).
• ἐλεύθερος, α, ον : libre ; ἐλευθέριος, α (ou ος), ον : libéral, généreux ; ici, plutôt, libéré. Cf. ἡ ἑλευθερία la liberté.
• τὸ χρῆμα (3e déclinaison) la chose, pluriel τὰ χρήματα l’argent. Racine de χράω-ῶ se servir de (χρῆμα = ce qu’on utilise).
• φιλόπονος, -ος, -ον : aimant la peine, le travail. Cf. ὁ πόνος, -ου la peine.
• φιλόκαλος, -ος, -ον : aimant le beau (καλός beau), ou aimant la grandeur, la noblesse, la vertu… (traduction à adapter). Le sens de καλός est à la fois physique et moral.
• ὁ κίνδυνος, -ου : le danger.
• αἰδήμων discret, réservé (de αἰδώς, 3e décl., pudeur). Les adjectifs en -ων (appartenant à la 2e classe) ont un comparatif en -εσ-τερος, par imitation des adjectifs en -ης (voir mot suivant).
• ἐγκρατής puissant, maître de soi, d’où tempérant (racine κρατ). Les adjectifs en -ης (appartenant eux aussi à la 2e classe) ont également un comparatif en -εσ-τερος, mais le εσ, cette fois, fait partie du radical.
« Διὰ γὰρ en effet, grâce τὸ ἡμᾶς τοὺς καλοὺς au fait que nous, les beaux, ἐμπνεῖν τι inspirions quelque chose τοῖς ἐρωτικοῖς à nos amants αὐτοὺς ποιοῦμεν nous les rendons ἐλευθεριωτέρους plus libres εἰς χρήματα envers l’argent (→ affranchis de l’amour de l’argent), φιλοπονωτέρους δὲ plus endurants καὶ φιλοκαλωτέρους et plus épris de la beauté ἐν τοῖς κινδύνοις (qui réside) dans les dangers, καὶ μὴν et cependant αἰδημονεστέρους plus pudiques τε καὶ ἐγκρατεστέρους et plus modérés. »

9. Critobule espère apprendre de Socrate le moyen de séduire les beaux garçons. Τούτων ἐγὼ τῶν μαθημάτων πάλαι ἐπιθυμῶ, ἄλλως τε καὶ εἰ ἐξαρκέσει μοι ἡ αὐτὴ ἐπιστήμη ἐπὶ τοὺς ἀγαθοὺς τὰς ψυχὰς καὶ ἐπὶ τοὺς καλοὺς τὰ σώματα. (Xénophon, Mémorables, II, 6)
• τὸ μάθημα la connaissance (acquise par l’instruction : μανθάνω apprendre)
• πάλαι adverbe : depuis longtemps
• (ἐπιθυμέω) ἐπιθυμῶ « je désire », avec complément au génitif (construction semblable à celle d’ἐράω-ἐρῶ). Verbe composé à partir de θυμός le cœur (dans ses acceptions figurées : désir, colère…).
• ἄλλως τε καὶ « en particulier », expression idiomatique.
• ἐξαρκέσει « suffira », futur de (ἐξ)αρκέω-ῶ suffire.
« Τούτων τῶν μαθημάτων Ces connaissances ἐγὼ moi πάλαι depuis longtemps ἐπιθυμῶ je (les) désire, ἄλλως τε καὶ en particulier εἰ si ἡ αὐτὴ ἐπιστήμη la même science ἐξαρκέσει μοι me suffit ἐπὶ pour (séduire) τοὺς ἀγαθοὺς les bons → ceux qui sont bons τὰς ψυχὰς par leur âme καὶ et ἐπὶ pour (séduire) τοὺς καλοὺς les beaux → ceux qui sont beaux τὰ σώματα par leur corps. »
Τὰς ψυχὰς, τὰ σώματα / accusatifs de relation.

10. Pourquoi Socrate est-il, des amants d’Alcibiade, le seul à ne pas le quitter ? Τοῦτο τοίνυν αἴτιον, ὅτι μόνος ἐραστὴς ἦν σός, οἱ δ´ ἄλλοι τῶν σῶν· τὰ δὲ σὰ λήγει ὥρας, σὺ δ´ ἄρχῃ ἀνθεῖν. (Platon, Premier Alcibiade)
• τοίνυν : voir point 5 (particules)
• αἴτιος, α, ον responsable, cause
• λήγω cesser, mettre fin à, d’où perdre (complément au génitif)
• ἡ ὥρα la saison, ici la jeunesse. Cf. latin hora.
• ἄρχομαι commencer (voix moyenne de ἄρχω).
• (ἀνθέω) ἀνθῶ fleurir, voir antho-logie (synonyme de flori-lège). Cf. τὸ ἄνθος la fleur (3e décl.)
« Τοίνυν eh bien, τοῦτο ceci αἴτιον (est la) cause, ὅτι que μόνος seul ἦν j’étais ἐραστὴς σός ton amant, δέ tandis que οἱ ἄλλοι les autres τῶν σῶν (étaient amants) de ce qui est tien · τὰ δὲ σὰ ce qui est tien λήγει perd ὥρας (sa) jeunesse, σὺ δ´ tandis que toi ἄρχῃ tu commences ἀνθεῖν à fleurir. »

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