Cours de grec débutant

Grec. Lecture : du bon usage du souvenir (Plutarque)

Plutarque, dont la fille aînée vient de mourir, adresse à sa femme cette consolation.
Sur la traduction de La Boétie, la lettre de Montaigne à sa femme et la parodie de Céline dans Voyage au bout de la nuit : Jean Vignes, « Sur trois reprises de la consolation de Plutarque à sa femme » (Exercices de rhétorique).
http://journals.openedition.org/rhetorique/545
Lire Michaël Foessel,
Le Temps de la consolation (2017).

Grec, point 24. Le subjonctif

« Les Anciens avaient défini heureusement le subjonctif et l’optatif en les appelant διαθέσεις ψυχῆς, « modalités de l’âme ». En opposition avec l’indicatif, qui constate objectivement, le subjonctif et l’optatif expriment des dispositions subjectives.
En grec, comme déjà en indo-européen, le subjonctif possède deux valeurs distinctes : l’idée de volonté et celle d’éventualité. » (Jean Humbert, Syntaxe grecque)

Les emplois du subjonctif découlent naturellement de ces notions :

En proposition indépendante ou principale

Grec, point 25. L'optatif

L’optatif est un mode du verbe ; il sert à exprimer le souhait (en latin optare souhaiter), donc la possibilité ; il se distingue à la fois de l'indicatif, qui sert à exprimer un fait réel, et du subjonctif, que l’on réserve aux faits éventuels et prévisibles.

À cause de la notion de souhait, l’optatif sert aussi, dans certains de ses emplois, à situer un verbe dans une perspective subjective.

L'optatif s'emploie :

Grec. L'optatif : lecture. Une tragique leçon d'obéissance

Texte, notes et traduction
Créon rappelle à son fils Hémon l’obéissance qu’il lui doit et lui demande de quitter Antigone (Sophocle, Antigone, v. 639-680).

Grec, point 26. Le système conditionnel

Les exemples ci-dessous seront inspirés d’une phrase de Diodore de Sicile, auteur d’une vaste Bibliothèque historique.

Ἐάν τις τοῖς λόγοις κατατολμήσας βιάζηται τὴν ἐνάργειαν, ἥ γε φύσις τῶν πραγμάτων οὐδαμῶς συγχωρήσει. (I, 40)

Grec. Lecture : Les Suppliantes d'Euripide, débat sur la démocratie

Lire et traduire cet extrait des Suppliantes d’Euripide. Un héraut thébain vient demander à Thésée de ne pas apporter son aide à Adraste, le roi d’Argos, accompagné des « suppliantes », les mères des guerriers argiens auxquels le roi de Thèbes (Créon) refuse de rendre les corps de leurs fils. Thésée répond au héraut.

Θησεύς

Grec. Lecture : Euripide, "Alceste". De la difficulté de devoir la vie au sacrifice d'autrui

Lire et traduire cet extrait d'Alceste d’Euripide. Admète a honte d’avoir laissé mourir son épouse Alceste à sa place : il exprime sa douleur dans ce monologue.

Grec. Lecture : Hécube d'Euripide, une jeune fille accepte d'être sacrifiée

Lire et traduire cet extrait de l’Hécube d’Euripide.
La jeune Polyxène, fille d’Hécube, accepte de mourir en suivant Ulysse qui veut la sacrifier sur le tombeau d’Achille.

Grec, point 27. Le parfait et le plus-que-parfait [en construction]

Le parfait

Le parfait « exprime un état présent résultant d’une action passée » (Pierre Chantraine). Il se traduit donc souvent par un présent. Certains verbes ne s’emploient d’ailleurs qu’au parfait, avec un sens présent : c’est le cas de οἶδα « je sais », ou de δέδοικα « je crains ».

Grec, point 28. L'impératif

L’impératif est un mode (non un temps). Il s’emploie au présent, à l’aoriste et au parfait. Ces temps n’ont qu’une valeur aspectuelle : on ne saurait donne un ordre… dans le passé !

Alors que l’impératif français s’emploie à la 2e personne du singulier et aux 1e et 2e personnes du pluriel, l’impératif grec s’emploie aux 2e et 3e personnes, au singulier comme au pluriel.

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